Bouddhisme

bouddhisme Conscience Interdépendance

Nos sociétés sont empoisonnées

“Lorsque la dernière goutte d’eau sera polluée, le dernier animal chassé et le dernier arbre coupé, l’homme blanc comprendra que l’argent ne se mange pas …”  Sitting Bull

Quand on a compris ce que sont les Trois Poisons dont parle Bouddha (voir article Les Trois Poisons), on ne peut que constater à quel point nos sociétés sont empoisonnées, partout dans le monde et quel que soit le régime politique qui les gouverne.

Conscience Ego Meditation

Les trois poisons

 

Nous fabriquons nous-mêmes nos trois poisons, et le seul antidote est en nous.

Dans la philosophie bouddhiste, les trois sources principales de nos souffrances sont Moha, l’ignorance – mais  aussi l’égarement, l’aveuglement -, Râga, l’avidité et Dvesa, la haine et la colère. C’est ce que Bouddha a appelé les Trois Poisons.

Le problème de ces trois poisons, c’est que nous les produisons nous-mêmes, ils se développent en nous depuis le temps où l’homme n’était pas encore Sapien, comme ces bactéries qui habitent notre corps et qui peuvent à la fois protéger nos organismes, mais aussi nous rendre malades et même nous tuer.

Ego Eveil

Le pouvoir, l’ennemi du bonheur

Parfois une image dit plus que mille mots… (Photo : Sebastiao Salgado)

L’originalité du Bouddhisme, comparé aux autres religions, c’est qu’elle prend le bonheur des humains pour finalité. Pas un bonheur mérité à force de soumission et de sacrifices, pas un bonheur promis dans un Paradis futur et lointain. Non, pour Bouddha, le bonheur ne peut se trouver qu’en soi-même, ici et maintenant. Comment ? Par l’Eveil, c’est-à-dire en prenant conscience de notre vraie nature qui est une source inépuisable d’énergie créatrice et d’amour.

Conscience Meditation

Les bonnos sont-ils des illusions ?

Parfois on croit ce qu’on voit, parfois on voit ce qu’on croit, c’est ce que nous appelons la réalité… (Tableau : Victor Vasrely)

La notion de bonno occupe une place centrale dans le bouddhisme zen i. Mais qu’est-ce exactement ? On traduit souvent bonno  par illusion, ce qui est déjà réducteur et en contradiction avec la vision non dualiste du bouddhisme.En effet l’illusion s’oppose généralement à la réalité, or nous sommes condamnés ontologiquement à saisir le monde à travers le filtre de nos sens et des capacités cognitives de notre cerveau, nous ne pouvons connaître le monde qu’à travers la représentation que nous en avons. Il y a donc toujours une part d’illusion dans notre réalité, et une part de réalité dans nos illusions.

Meditation Sagesse

Etre zen, c’est mieux vivre, pas moins vivre

“Il y a quatre pensées illimitées : l’amour, la compassion, la joie et l’équanimité” Bouddha

On croit souvent qu’être sage c’est renoncer aux plaisirs, aux joies de la vie, à l’amour, être imperméable aux émotions, indifférent aux sentiments… C’est le chemin que prennent certains pratiquants de la méditation indienne ou bouddhiste, et qui les conduit à s’isoler du monde, à éviter toute vie sociale, toutes relations affectives. Il y a, à mon sens, quelque chose d’absurde dans cette attitude.

Ego Meditation

Il y a désir et désir…

L’amour ne se prend pas, il se donne. (Tableau : Les amants de René Magritte)

Il ne faut pas confondre le désir d’être, notre volonté naturelle de « persévérer dans son être », pour reprendre la formule de Spinoza, qui est l’expression de notre énergie vitale, et le désir d’avoir, c’est-à-dire l’avidité, qui est le détournement de cette énergie vitale par l’ego à notre seul profit.

Meditation

Lâcher prise

Lâcher prise, c’est se jeter dans le vide

Quand on parle de lâcher prise, formule à la mode, on imagine une forme d’abandon, de laisser-aller. On appelle souvent cela : « être zen ». Mais en réalité le lâcher-prise, comme la pratique du zen, demande une grande vigilance, car nous ne sommes pas habitués à ne pas penser, à ne pas bouger, à ne rien regarder, rien écouter, rien faire.  Se dire « n’y pense plus » c’est encore penser. Se retenir d’agir, c’est encore agir. Alors, comment lâcher-prise ?

Meditation

Faire silence

“L’esprit silencieux est étonnamment actif, vivant et puissant, mais sans aucune visée particulière. Seul cet esprit est littéralement libre…” Jiddu Krishnamurti

À l’expression faire le vide, je préfère celle de faire silence. D’abord parce qu’on ne peut pas faire le vide, on peut juste prendre conscience du vide. Prendre conscience, par la pratique de la méditation, de l’irréalité de nos constructions mentales auxquelles s’attachent notre ego,  ce que les bouddhistes zen appellent les bonnos (à ce sujet voir l’article http://meditationzen.blog/2019/06/02/les-bonnos-sont-ils-des-illusions/. Faire silence, c’est tout simplement se taire !

Eveil Meditation

Ouvrir les yeux

L’éveil, c’est ouvrir les yeux

Zazen, contrairement à d’autres formes de méditation,  est une pratique dans laquelle il n’y a ni objet – réel ou imaginaire, que ce soit  la flamme d’une bougie, une image ou  son propre corps–, ni sujet pour les observer, mais une attention à soi dans sa globalité, à la fois présence et vacuité, vision intérieure et extérieure, unie dans une perception commune. Pour cette raison, zazen se pratique les yeux mi-clos et non fermés (à ce sujet voir l’article Commencer la méditation zen) . Même si l’on médite assis devant un mur, on reste conscient de son extériorité et du monde qui nous entoure.

Conscience Meditation

Prendre conscience

“Le monde est lié à l’illusion et l’esprit puéril ne perçoit pas sa nature propre.” Saraha

Ce qu’en occident nous appelons la conscience, c’est notre capacité à nous penser et à penser le monde. Nous nous identifions à l’idée que nous nous faisons de nous et, comme le dit Bouddha, “Avec nos idées, nous créons notre monde”.