Meditation

Se concentrer

 Se concentrer, ce n’est pas fixer son attention sur un point, c’est être attentif à tout.

La concentration est un élément central de la méditation. On le comprend mal si l’on pense que la concentration est le résultat de la volonté. Vouloir me concentrer implique que je vais vérifier que mon esprit est bien concentré sur quelque chose. Je vais m’observer, m’analyser, me juger…  En fixant mon attention sur une partie de moi-même, je vais être absent à tout le reste.Se concentrer c’est réunir son esprit, ne pas se disperser, ne pas se laisser distraire par ses pensées, ses sensations, ses émotions. C’est rester attentif à ce qui est.

Dans la méditation zen, on fixe d’abord son attention sur la respiration. C’est une pratique qu’on retrouve dans beaucoup d’autres formes de méditation Hindoue et Bouddhiste. Pourquoi ? Parce que le souffle, c’est notre énergie vitale (voir l’article Respirer). Il irrigue nos chakras et apporte l’oxygène dans tout notre corps. En reprenant conscience de notre respiration, en l’accompagnant jusqu’au bout de l’expire, sans la forcer, nous fixons notre mental, nous le calmons et restons conscient de notre corps, donc de notre posture.

L’esprit, comme un valet, ne peut servir deux maîtres à la fois

Dans la non volonté d’agir qui accompagne et maintient la posture, seul le souffle agit, sans intervention de notre volonté, de notre ego. Rester concentré sur notre respiration est une manière efficace de prendre conscience que nous existons sans se dire « j’existe ».

L’esprit, comme un valet, ne peut servir deux maître à la fois. S’il reste concentré sur le souffle , il ne peut se regarder en train de méditer, s’évaluer, se juger, se corriger… En restant attentif à sa respiration, en ne faisant qu’un avec son corps, on est bien obligé d’abandonner son ego sur le bord du chemin et de ne plus l’écouter.

Se décentrer

Dès que l’ego a lâché prise, notre attention s’ouvre, non seulement à la sensation de la respiration,  mais à toutes les autres sensations et perceptions de notre corps, et donc, à travers ces sensations et ces perceptions, au monde qui nous entoure. Là on arrive au point où la concentration devient décentration. Je ne me dis plus « je vois ceci, j’entends cela », mais JE SUIS dans ce que je vois, ce que j’entends, ce que je ressens…  Je suis dans tout mon corps, je suis dans le monde et pas seulement dans ma tête. Je passe de moi à ça dans une unité retrouvée. Alors la simple joie d’ETRE apparait.

2 Commentaires

  • sergePinchon

    A la fois juste et limpide. Merci pour ce rappel. (ces majuscules à chaque mot m’intriguent)

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    • Richard Seff

      Merci Serge pour ce commentaire. Normalement, le problème technique a été réglé. N’hésitez pas réagir aux prochains articles.

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