Meditation

Respirer

En naissant nous aspirons la vie et nous ne la rendons qu’à notre dernier souffle.

On sait tous que le souffle c’est la vie. Que c’est par le souffle qu’on recouvre son calme, qu’on remet un peu de distance avec ses émotions, qu’on reprend possession de son corps et de son esprit. « J’aimerais bien souffler un peu ! » dit l’expression populaire.

La méditation nous donne l’occasion de reprendre conscience de notre souffle sans lequel nous ne pourrions pas vivre plus de quelques secondes, et à travers de ce souffle, reprendre conscience de notre corps et de la vie qui circule en nous.

Inspirer, c’est retenir. Expirer, c’est lâcher prise

Souvent, sans doute par un réflexe de survie, nous avons tendance à privilégier l’inspiration et à retenir l’air dans nos poumons. En méditation, nous faisons le contraire, nous accompagnons l’expiration jusqu’au bout, jusque dans notre bas-ventre, en dessous du nombril  qui correspond au chakra du Hara, où se concentre notre énergie vitale. C’est le début du lâcher-prise. Une fois l’expiration arrivée à son terme, l’inspiration se fait automatiquement.

Laisser le souffle agir

Il faut être attentif à sa respiration sans intervenir, sans chercher à la contrôler, sans chercher « à bien faire ». Le corps n’a pas besoin de l’ego pour lui dire comment respirer ! Il faut laisser le souffle agir, ne pas l’oublier, mais ne pas non plus se concentrer sur lui, ce qui nous ramènerait à un comportement égocentrique et empêcherait notre esprit de s’ouvrir.

Une fois bien installé dans la méditation, que la respiration est calme et profonde, il y a un très court instant, entre la fin de l’expiration et le début de l’inspiration où l’on reste en apnée. A cet instant, le corps et l’esprit sont immobiles, vides de toute action, comme suspendue hors du temps. Si l’on est attentif, seulement attentif, sans attendre ce moment ni vouloir le retenir, alors de façon furtive, nous pouvons effleurer l’éternité.

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