Meditation

Trouver sa posture

On ne trouve pas sa posture, c’est la posture qui nous trouve.

Pour bien méditer nous devons rester concentrés sur trois points : la posture du corps, la respiration, l’attitude mentale. On n’insistera jamais assez sur l’importance d’une bonne posture pour arriver à l’équilibre du corps et de l’esprit indispensable à la méditation profonde.

Pour la posture, une bonne image vaut mieux que des milliers de mots. Je vous renvoie donc à deux liens dans lesquels vous verrez comment bien prendre la posture sans forcer ni se faire mal.

La posture du zazen (Vidéo)

Prendre la posture Zazen (PDF)

Je précise qu’il n’est pas nécessaire de se mettre dans la position du lotus, ce qui n’est pas accessible à tout le monde (pas à moi, en tout cas…),  pour faire zazen et que selon sa souplesse naturelle on peut opter pour le demi lotus (un pied sur la cuisse ou le mollet, l’autre jambe posée sur le sol) , ou la position dite Birmane avec les deux jambes repliées par terre. Ce qui compte c’est d’avoir les genoux au sol et une bonne position du dos.

Trouver sa posture, c’est lâcher prise

Il ne faut surtout pas forcer musculairement, mais au contraire lâcher prise. On doit bien comprendre que c’est le corps qui trouve sa posture. C’est essentiel. Le mental doit l’accompagner, pas le diriger. Si vous essayez de forcer le corps, de lui faire prendre la posture que vous imaginez, si vous maintenez cette relation d’objet à sujet que vous entretenez entre votre corps et votre esprit, vous ne trouverez pas votre posture. Ce n’est que lorsque votre ego aura renoncé à intervenir, aura abandonné toute volonté d’agir que vous trouverez votre posture.

Il en est de même de la respiration. On ne doit pas la forcer, juste l’accompagner jusqu’au bout de l’expiration et la laisser inspirer naturellement. Apprendre à accompagner sa respiration sans intervenir, c’est commencer à apprendre à lâcher prise.

Ouvrir son esprit

Le corps est comme un bateau qui vous porte sur le courant de la vie. La base est stable pour ne pas chavirer. La colonne vertébrale, par où circule toute l’énergie, est tendue vers le ciel, solide comme le mat qui supporte la voile. La voile, c’est l’esprit. Large, ouvert au souffle du vent, d’où qu’il vienne, « dans les 10 directions » comme dit Maître Dogan. L’esprit dit « oui ». Oui aux sensations du corps, aux émotions, agréables ou désagréables. Oui aux pensées, aux souvenirs, aux images qui le traversent, sans essayer de s’y accrocher ou de les repousser. On ne peut suivre le vent ni l’enfermer dans une boîte. Il en est de même de nos pensées, de notre imagination. Mais quand le vent faiblit, dans l’immobilité de la posture,  dans le calme retrouvé, les nuages se dissipent et l’on peut voir  alors jusqu’à l’horizon.

2 Commentaires

  • Antonella

    C’est riche tout ca Richard.! Merci…..merci aussi pour l excellente reference video ..Elle est .Précieuse dans un univers (le web) ou faire discernement est devenu chose chronofage donc inaccessible a la majorite … la majorite Parmi les ‘Trump’s stye skepticals ‘ of course…🤗 ….
    Antonella

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    • Richard Seff

      Merci Antonella, d’autres articles vont suivre…

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